Aller au contenu
DCM EXPERTISE – accueil
Menu

Expert-comptable pour le transport routier de marchandises

DCM EXPERTISE, expert-comptable des transporteurs routiers de marchandises à Paris 17, définit avec vous une mission sur devis. Gazole, péages, véhicules lourds, conducteurs : chaque poste de votre compte de résultat a ses règles, et une partie de l’accise sur le gazole peut vous être remboursée.

  • Inscrit à l’Ordre des experts-comptables
  • 87 bis avenue de Wagram, 75017 Paris
  • Du lundi au vendredi, de 9 h à 20 h
  • Missions sur devis
Illustration : préparation d’un planning de transport près d’une zone logistique

Par où commencer selon votre situation

Comptabilité transport routier : que fait l’expert-comptable, et que lui transmettre ?

La mission se définit dans la lettre de mission, après un premier échange sur votre flotte et un devis. Le tableau indique, par domaine, ce que vous transmettez et ce que DCM EXPERTISE prépare ; le prix dépend de la mission confiée (honoraires).

Missions de DCM EXPERTISE pour une entreprise de transport de marchandises et pièces à transmettre
DomaineVous transmettezDCM EXPERTISE prépare
Comptabilité et bilanRelevés bancaires, factures de vente et d’achat, factures de gazole et de péagesTenue ou révision comptable, comptes annuels, déclarations prévues à la lettre de mission (dont, selon la mission, la TA-VLTM et l’état récapitulatif annuel)
Conseil et optimisation fiscale : accise sur le gazoleCertificat d’immatriculation de chaque véhicule, contrat de location ou de crédit-bail, factures de gazole, relevés de cuveExamen des conditions véhicule par véhicule, rattachement de chaque facture à son véhicule, détail de la demande sur l’annexe 3310-TIC
Gestion sociale : paie des conducteursHeures, absences, primes, frais de déplacement, entrées et sortiesBulletins de paie et déclarations sociales, après vérification de la convention collective applicable

Le conseil fiscal, la gestion sociale et les formalités juridiques ne sont proposés qu’aux entreprises dont DCM EXPERTISE assure aussi une mission comptable ou déclarative ; les formalités juridiques font l’objet d’un devis distinct. Vous restez le demandeur du remboursement d’accise, en tant qu’utilisateur des véhicules, et vous tenez les justificatifs à la disposition de l’administration. La lettre de mission fixe le périmètre, les responsabilités et les honoraires.

Sommaire de la page

À retenir

  • Deux seuils comptent pour la fiscalité d’une flotte : 7,5 tonnes pour le remboursement partiel d’accise sur le gazole, 12 tonnes (16 tonnes pour une remorque) pour la TA-VLTM, ex-taxe à l’essieu.

  • Pour les consommations de 2026, le remboursement est de 15,56 €/hl en métropole, Île-de-France comprise, et de 14,21 €/hl en Corse ; il se demande avec la déclaration de TVA, sur l’annexe 3310-TIC.

  • Une période de consommation peut être demandée jusqu’au 31 décembre de la 2e année qui suit. Le remboursement dépend des véhicules, des consommations et des justificatifs : il n’est pas acquis d’avance.

  • La TA-VLTM se déclare une fois par an : en janvier sur l’annexe 3310-A-SD au régime réel normal, avec la déclaration annuelle de TVA (formulaire 3517) au régime simplifié.

  • La TVA du gazole se déduit à 100 % pour un véhicule utilitaire et à 80 % pour un véhicule de tourisme ; celle des péages suppose l’identification complète de l’usager.

Quelles règles s’appliquent selon le poids de vos véhicules ?

Deux seuils comptent pour la fiscalité d’une flotte : 7,5 tonnes pour le remboursement partiel d’accise sur le gazole, 12 tonnes (16 tonnes pour une remorque) pour la taxe annuelle sur les véhicules lourds.

Accise sur le gazole et TA-VLTM selon la masse du véhicule
Vos véhiculesRemboursement partiel d’accise sur le gazoleTA-VLTM (ex-taxe à l’essieu)
Utilitaire jusqu’à 3,5 t (livraison, messagerie)Non: seuil de 7,5 tNon: seuil de 12 t
Camion de plus de 3,5 t et de moins de 7,5 tNonNon
Camion porteur (N2) de 7,5 t à moins de 12 tOui, si les conditions sont réunies : véhicule muni d’une benne, d’une remorque, d’une citerne, d’un plateau ou d’éléments de fixation d’un conteneur, utilisé à titre professionnel sur route, immatriculé dans l’UE, gazole acheté en France (outre-mer exclu)Non
Camion porteur (N2, N3) de 12 t ou plus, ou tracteur routier attelé à une semi-remorque (ensemble de 12 t ou plus)Oui, aux mêmes conditionsOui: déclaration annuelle, tarif selon la catégorie, les essieux, la masse et la suspension
Remorque (O4) de 16 t ou plusSans objet: le remboursement porte sur le gazole du véhicule moteurOui, taxée à part

Sources : fiches Remboursement partiel de l’accise sur les énergies (gazole) pour transporteurs routiers de marchandises et de personnes (ex-TICPE) (F31222), vérifiée le 11/03/2026, et Taxe sur l’affectation des véhicules lourds de transport de marchandises (ex-taxe à l’essieu) (F31220), vérifiée le 21/03/2025, de Service Public Entreprendre, consultées le 27/10/2026. Les engins de BTP de type grue sont exclus du remboursement. Pour un tracteur attelé à une semi-remorque, la TA-VLTM s’apprécie sur l’ensemble. Nous relevons la catégorie et la masse de chaque véhicule sur son certificat d’immatriculation. Pour un utilitaire de livraison, ni accise ni TA-VLTM, mais la TVA du gazole d’un véhicule classé utilitaire se déduit à 100 % (partie TVA du transport) ; livrer pour le compte d’autrui, même sous 3,5 t, suppose aussi l’inscription au registre des transporteurs, puis la comptabilité, la TVA et la paie des livreurs, selon la lettre de mission.

Remboursement partiel d’accise sur le gazole (ex-TICPE) : conditions, démarche et tarif 2026

Une entreprise de transport routier de marchandises peut se faire rembourser une partie de l’accise sur les produits pétroliers (ex-TICPE) payée sur le gazole de ses véhicules de 7,5 tonnes ou plus, si les conditions ci-dessous sont réunies. Les consommations réalisées à partir de 2025 relèvent de la DGFiP ; la douane (DGDDI) reste compétente pour celles réalisées jusqu’au 31/12/2024, selon la page Accise sur les produits pétroliers (ex-TICPE) : remboursements des taxis et transporteurs de la DGFiP (modifiée le 11/02/2026, consultée le 27/10/2026).

Les conditions tiennent à l’entreprise, au véhicule et au carburant (fiche F31222, vérifiée le 11/03/2026) :

  • L’entreprise. Elle est assujettie à la TVA et établie en France, dans un autre État de l’Union européenne ou en Irlande du Nord. Seul l’utilisateur du véhicule peut demander le remboursement, qu’il en soit propriétaire ou titulaire d’un contrat de crédit-bail ou de location.
  • Le véhicule. C’est un tracteur routier ou un camion des catégories N2 et N3, d’une masse en charge maximale techniquement admissible de 7,5 tonnes ou plus, muni d’une benne, d’une remorque, d’une citerne, d’un plateau ou d’éléments de fixation d’un conteneur. Il est utilisé à titre professionnel, circule sur la route et est immatriculé dans l’Union européenne ; les engins de BTP de type grue sont exclus.
  • Le gazole. Il est acheté en France ; le gazole acquis outre-mer est exclu.

Pour les consommations à partir de 2025, la démarche est la suivante :

  • la demande est transmise de manière dématérialisée, à l’appui de la déclaration de TVA ;
  • le montant se porte dans le cadre « Consommateurs d’énergie : régularisation d’accise sur les énergies » et se détaille sur l’annexe n° 3310-TIC (période, volume, nombre de véhicules) ;
  • il s’impute sur la TVA due, et l’excédent éventuel est remboursé par le service des impôts des entreprises (SIE) ou la direction des grandes entreprises (DGE) dont vous dépendez ;
  • la demande peut porter sur chaque mois, chaque trimestre ou chaque année civile, selon une périodicité compatible avec votre régime de TVA ; une entreprise qui n’a pas d’obligation de déclarer la TVA en France la présente par trimestre ou par année civile ;
  • une période peut être demandée sur une déclaration ultérieure, au plus tard le 31 décembre de la 2e année qui suit (F31222).

Quatre règles de dépôt complètent cette démarche :

  • le nombre de litres s’indique sans décimale ;
  • une seule déclaration rectificative peut être souscrite par période déclarative ;
  • une entreprise qui exerce à la fois le transport de marchandises et le transport de voyageurs adresse deux demandes, une pour chaque régime ;
  • les justificatifs ne sont pas joints à la demande : ils restent à la disposition de l’administration, avec l’état récapitulatif annuel (ERA) des quantités de gazole, établi pour chaque année civile avant le 31 janvier de l’année suivante.

Pour les consommations de 2026, le tarif de remboursement est de 15,56 €/hl (euros par hectolitre, soit 100 litres) en Île-de-France comme dans les autres régions de métropole, et de 14,21 €/hl en Corse ; le tarif forfaitaire pondéré est supprimé depuis le 1er janvier 2026. Ce tarif est la différence entre l’accise payée sur le gazole en 2026, 60,75 €/hl (59,40 €/hl en Corse), et un taux plancher de 45,19 €/hl (F31222). Pour les consommations de 2027, aucune des deux sources ne publiait de tarif lors de notre dernière vérification, le 27/10/2026 : le tarif publié pour 2027 s’appliquera.

Avant tout calcul, nous vérifions les véhicules, les consommations, la période et les justificatifs : le remboursement dépend de ces conditions et n’est pas acquis d’avance. Cet examen relève de la mission de conseil fiscal : voir la lettre de mission.

Illustration : préparation d’un suivi de trésorerie avec graphiques, carnet et calculatrice

Exemple chiffré : le remboursement d’accise d’une flotte mixte en 2026

Le remboursement se calcule sur le seul gazole des véhicules éligibles : volume en hectolitres (litres divisés par 100) multiplié par le tarif de l’année de consommation, 15,56 €/hl en 2026 hors Corse. Exemple fictif : une entreprise francilienne, trois véhicules, gazole acheté en France et consommé en 2026.

Faites défiler le tableau horizontalement pour voir toutes les colonnes.

Remboursement partiel d’accise calculé véhicule par véhicule (exemple fictif, consommations de 2026)
VéhiculeGazole consommé en 2026Éligible ?Volume retenuRemboursement à 15,56 €/hl (2026)
Camion porteur de 19 t avec benne18 000 LOui180 hl2 800,80 €
Camion porteur de 7,5 t avec plateau12 000 LOui: seuil de 7,5 t atteint120 hl1 867,20 €
Fourgon de 3,5 t (livraison)6 000 LNon: moins de 7,5 t0 hl0 €
Total36 000 L300 hl4 668,00 €

Montants pédagogiques, à recalculer pour chaque dossier : l’exemple suppose une entreprise établie en France, assujettie à la TVA et utilisatrice des véhicules, des porteurs équipés, utilisés sur route et immatriculés dans l’UE, et des justificatifs détenus. Le montant s’impute sur la TVA due des déclarations où il est porté ; l’excédent éventuel est remboursé. Si le deuxième porteur pesait 7,4 t, il serait exclu et le total tomberait à 2 800,80 €. Pour des consommations de 2027, il faudra appliquer le tarif publié pour 2027, sans reconduire celui de 2026.

Faire vérifier vos véhicules et vos consommations

Indiquez le nombre de véhicules de 7,5 t ou plus et la période de consommation visée : le devis précise ce que la mission examinera.

Taxe annuelle sur les véhicules lourds (TA-VLTM, ex-taxe à l’essieu) : qui la paie et quand ?

La taxe à l’essieu a été recodifiée à droit constant et renommée TA-VLTM le 1er janvier 2022, selon la Taxe annuelle sur les véhicules lourds de transport de marchandises : foire aux questions de la DGFiP (modifiée le 06/12/2023). Elle est due par l’entreprise qui affecte à une activité économique un camion des catégories N2 ou N3 ou un ensemble (tracteur et semi-remorque) d’au moins 12 tonnes. Une remorque de catégorie O4 d’au moins 16 tonnes, taxée individuellement, est payée par son détenteur (F31220). La fiche F31220 la nomme « taxe sur l’affectation des véhicules lourds de transport de marchandises ».

  • Pour un ensemble. La taxe est due par l’entreprise qui affecte le tracteur, et non par celle qui détient la semi-remorque (F31220). La foire aux questions de la DGFiP réserve le cas d’un accord formalisé qui désigne l’utilisateur de la semi-remorque.
  • Déclaration et paiement. Au régime réel normal, ou pour une entreprise non redevable de la TVA : annexe n° 3310-A-SD, en janvier de l’année qui suit. Au régime simplifié : formulaire n° 3517, avec la déclaration annuelle de TVA. La taxe se paie au dépôt ; aucune déclaration n’est requise lorsque la taxe due est nulle.
  • Tarif. Il dépend de la catégorie du véhicule, du nombre d’essieux, de la masse en charge techniquement admissible et de la présence d’une suspension pneumatique ou équivalente. Lorsque la mission prévoit cette déclaration, nous l’établissons à partir des caractéristiques relevées sur le certificat d’immatriculation.
  • Exonérations. La fiche en prévoit plusieurs, notamment pour la circulation en Corse et dans les départements et régions d’outre-mer, certains véhicules immatriculés hors de France, les véhicules de collection, certains véhicules équipés d’engins de travaux publics et les véhicules d’entretien des voies. Les exonérations s’appliquent sous réserve des règles européennes sur les aides d’État dites « de minimis » (plafond glissant de 300 000 € sur 3 ans pour l’ensemble des aides perçues) : elles s’examinent véhicule par véhicule.

Quand déclarer l’accise, l’état récapitulatif et la TA-VLTM ?

Le remboursement d’accise se demande avec vos déclarations de TVA, l’état récapitulatif annuel s’établit avant le 31 janvier de l’année suivante, et la TA-VLTM se déclare une fois par an, en janvier au régime réel normal.

Échéances propres à une flotte de poids lourds
ObligationÉchéanceQui est concerné
Demande de remboursement partiel d’accise (consommations à partir de 2025)Avec la déclaration de TVA, pour chaque mois, trimestre ou année civile selon votre régime ; au plus tard le 31 décembre de la 2e année qui suit la période (consommation du 1er janvier 2026 : demande possible du 1er février 2026 au 31 décembre 2028)Utilisateur de véhicules de 7,5 t ou plus qui remplissent les conditions
État récapitulatif annuel (ERA) des quantités de gazolePour chaque année civile, avant le 31 janvier de l’année suivante ; tenu à disposition, non joint à la demandeDemandeur du remboursement
TA-VLTM, régime réel normal ou entreprise non redevable de la TVAAnnexe n° 3310-A-SD, en janvier de l’année qui suit ; paiement au dépôtEntreprise qui affecte à son activité un véhicule de 12 t ou plus ou une remorque de 16 t ou plus
TA-VLTM, régime simplifiéFormulaire n° 3517, avec la déclaration annuelle de TVA ; paiement au dépôtMême entreprise
Consommations réalisées jusqu’au 31/12/2024Demande en ligne auprès de la douane (DGDDI), sur SIDECAR Web, et non avec la déclaration de TVA ; au plus tard le 31 décembre de la 2e année qui suit la période, soit le 31/12/2026 pour les consommations de 2024, dernière année relevant de la douaneTransporteurs concernés par ces périodes

Sources : page de la DGFiP sur l’accise (modifiée le 11/02/2026) et fiches F31222 et F31220 de Service Public Entreprendre. Pour les consommations de 2024, la fiche F31222 illustre la règle avec les taxis (demande du 01/01/2025 au 31/12/2026) ; c’est la même règle du « 31 décembre de la 2e année qui suit » pour les transporteurs, et la limite se confirme auprès de la douane. Ces échéances valent pour les périodes indiquées et se relisent chaque année.

TVA du transport : gazole, péages et clients hors de France

La TVA d’une entreprise de transport se traite poste par poste : la déduction dépend du véhicule pour le gazole, de l’identification de l’usager pour les péages et de la qualité du client pour un transport international.

  • Gazole. Selon la page Comment déduire la TVA sur mes achats ? d’impots.gouv.fr (modifiée le 14/10/2026), la TVA sur le gazole est déductible à 100 % pour un véhicule utilitaire et à 80 % pour un véhicule de tourisme ; un véhicule mixte de type pick-up à double cabine est assimilé à un véhicule de tourisme. La page ne cite pas les poids lourds : nous qualifions chaque véhicule à partir de son certificat d’immatriculation et nous confirmons la règle applicable à un camion avant la première déclaration. Cette déduction est distincte du remboursement partiel d’accise.
  • Péages. Le reçu remis à la barrière de péage vaut facture, mais la déduction de la TVA est subordonnée à l’identification complète de l’usager ; il est utile d’y ajouter l’immatriculation du véhicule, son utilisateur et l’objet du déplacement. Les factures d’abonnements ou de cartes accréditives doivent comporter toutes les mentions obligatoires. Source : Obligations de facturation : mentions à porter sur les factures et mesures de simplification (BOI-TVA-DECLA-30-20-20-20), BOFiP, n° 90 à 110, version en vigueur depuis le 19/01/2022.
  • Transport international. La règle dépend d’abord de la qualité du client. S’il est assujetti, le 1° de l’article 259 du CGI s’applique ; s’il ne l’est pas, un transport autre qu’intracommunautaire relève du 4° de l’article 259 A du CGI et se situe en France en fonction des distances parcourues en France. Source : Territorialité de la TVA : transports internationaux de marchandises (BOI-TVA-CHAMP-20-60-20), BOFiP, n° 1, version en vigueur depuis le 24/07/2024, d’après laquelle ces articles sont cités.
  • Exportation, sous-traitance et importation. Les transports directement liés à une exportation sont exonérés, y compris les transports d’approche (n° 40). La preuve se fait notamment par l’exemplaire n° 3 de la déclaration d’exportation, visé par le bureau de douane de sortie de l’UE (n° 50) ; pour un transport routier, la principale justification est le compte rendu de voyages, visé par les douanes (n° 140), corroboré par les copies de factures et, le cas échéant, les lettres de voiture internationales (n° 150). Une simple lettre de l’entrepreneur de transport principal ne suffit pas à un sous-traitant (n° 150). À l’importation, le transport est exonéré jusqu’au premier lieu de destination : celui de la lettre de voiture ou, à défaut, celui de la première rupture de charge (n° 180 et 190).

Ce document du BOFiP ne traite pas le lieu d’un transport intracommunautaire pour un client non assujetti : ce cas s’examine à part. Le pays et la qualité d’assujetti de chaque client se vérifient avant la première facture. Ce régime est celui du transport de marchandises ; il ne s’étend pas aux autres prestations de services.

Paie des conducteurs : ce que nous vérifions et ce que vous transmettez

La paie des conducteurs, livreurs et préparateurs relève de la mission de gestion sociale. La convention collective applicable et le périmètre de la mission sont vérifiés pour chaque employeur avant la première paie.

Chaque mois, vous nous transmettez :

  • les heures réalisées et les absences ;
  • les primes et indemnités prévues par le contrat de travail ou la convention collective ;
  • les frais de déplacement engagés par les conducteurs ;
  • les entrées et sorties de salariés.

Les règles de frais de route et de durée du travail des conducteurs se vérifient avec la convention collective applicable à votre entreprise.

Quelles pièces réunir pour reprendre votre comptabilité ?

Pour la tenue courante, les pièces à transmettre figurent dans le tableau de la mission. Pour reprendre un dossier en cours, nous partons des pièces suivantes et regroupons les demandes de pièces manquantes pour limiter les relances.

  • Comptes

    Les comptes annuels et la liasse fiscale du dernier exercice ; la balance et le grand livre de l’exercice en cours.

  • Déclarations fiscales

    Les déclarations de TVA déposées, avec leurs annexes 3310-TIC ; les états récapitulatifs annuels déjà établis et les dernières déclarations de TA-VLTM.

  • Véhicules

    La liste des véhicules, avec leurs certificats d’immatriculation et les contrats de location ou de crédit-bail.

  • Paie et administration

    Les derniers bulletins de paie et déclarations sociales ; les échanges en cours avec l’administration, s’il y en a.

Comment se déroule la mission, du premier échange aux comptes annuels

Les étapes sont les mêmes pour une création, une entreprise en activité ou un changement de cabinet ; seules les pièces de départ changent.

  1. Premier échange

    Vous décrivez votre flotte et votre activité : nombre et type de véhicules, conducteurs salariés, régime de TVA, transports hors de France et date de votre prochaine échéance déclarative.

  2. Devis et lettre de mission

    Le devis chiffre la mission. La lettre de mission en fixe le périmètre, les travaux inclus, les responsabilités de chacun et les honoraires.

  3. Mise en place

    Nous recensons vos véhicules : catégorie et masse relevées sur le certificat d’immatriculation, contrat de location ou de crédit-bail le cas échéant. Les conditions d’accise sont vérifiées pour chacun.

  4. Tenue et déclarations

    Chaque facture de gazole est rattachée à son véhicule. Les volumes des véhicules éligibles alimentent l’annexe 3310-TIC de vos déclarations de TVA, selon la périodicité convenue.

  5. Clôture et obligations annuelles

    Nous préparons les comptes annuels. En janvier, si la lettre de mission le prévoit, nous établissons l’état récapitulatif annuel et, au régime réel normal, la déclaration de TA-VLTM.

Combien coûte un expert-comptable pour une entreprise de transport ?

Toutes les missions de DCM EXPERTISE sont sur devis. Le chiffrage tient compte du nombre de véhicules, dont ceux de 7,5 t ou plus, du nombre de conducteurs salariés, du volume de factures de carburant et de péages, de votre régime de TVA, des transports hors de France et de l’état du dossier repris. Selon la FAQ du site officiel de l’Ordre des experts-comptables (consultée le 27/10/2026), les honoraires se fixent librement avec le client et figurent dans la lettre de mission ; ce qui fait varier le tarif et les questions pour comparer deux devis sont détaillés sur la page tarif d’un expert-comptable.

Changer d’expert-comptable : calendrier de reprise

Un changement de cabinet se cale sur votre prochaine déclaration de TVA, qui porte aussi, le cas échéant, l’annexe 3310-TIC de vos demandes d’accise, et sur les obligations de janvier : état récapitulatif annuel et TA-VLTM au régime réel normal. À la question « Puis-je changer d’expert-comptable ? », la FAQ de l’Ordre des experts-comptables répond « Oui, bien évidemment » et précise qu’il faut « prévenir votre expert-comptable afin que tous vos dossiers soient transférés » ; relisez aussi la durée et les conditions de fin de votre lettre de mission actuelle, pour choisir la date de bascule. Indiquez-nous la date de votre prochaine déclaration de TVA, le nombre de véhicules et si vous déposez déjà l’annexe 3310-TIC : nous partons des pièces de reprise, et la durée de la reprise dépend de l’état du dossier, que nous examinons avant d’établir le devis ; le déroulé d’une reprise est détaillé sur la page changer d’expert-comptable.

Questions fréquentes des transporteurs sur leur comptabilité et leurs taxes

Qui rembourse l’accise sur le gazole d’un transporteur : la DGFiP ou la douane ?

Cela dépend de l’année de consommation du gazole. Pour les consommations réalisées à partir de 2025, la demande relève de la DGFiP : elle se fait à l’appui de la déclaration de TVA, sur l’annexe n° 3310-TIC, et le montant s’impute sur la TVA due. Pour les consommations réalisées jusqu’au 31/12/2024, la douane (DGDDI) reste compétente : la demande se fait en ligne, sur SIDECAR Web (fiche F31222). Source : page Accise sur les produits pétroliers (ex-TICPE) : remboursements des taxis et transporteurs, DGFiP, modifiée le 11/02/2026.

Un camion de moins de 7,5 tonnes ouvre-t-il droit au remboursement d’accise ?

Non. Le remboursement vise les tracteurs routiers et les camions des catégories N2 et N3 d’une masse en charge maximale techniquement admissible de 7,5 tonnes ou plus, équipés et utilisés dans les conditions de la fiche F31222 de Service Public Entreprendre (vérifiée le 11/03/2026). Un porteur de 7,4 t ou un fourgon de livraison de 3,5 t en sont donc exclus, même s’ils transportent des marchandises. La TVA payée sur leur gazole suit, elle, les règles de déduction décrites dans la partie TVA du transport.

Combien rembourse-t-on par hectolitre de gazole en 2026 ?

Pour les consommations de 2026, le tarif est de 15,56 €/hl en Île-de-France et dans les autres régions de métropole, et de 14,21 €/hl en Corse (1 hl = 100 litres). Aucun tarif n’était publié pour 2027 lors de notre dernière vérification, le 27/10/2026 : les consommations de 2027 relèveront du tarif publié pour cette année. Un exemple chiffré fictif montre le calcul. Sources : fiche F31222 et page Accise sur les produits pétroliers de la DGFiP, modifiée le 11/02/2026.

Jusqu’à quand demander le remboursement ?

Jusqu’au 31 décembre de la 2e année qui suit la période de consommation. La fiche F31222 donne l’exemple d’une consommation du 1er janvier 2026 : la demande peut être faite entre le 1er février 2026 et le 31 décembre 2028. Elle peut donc figurer sur une déclaration de TVA ultérieure à celle de la période. Une seule déclaration rectificative peut être souscrite par période déclarative (F31222). Les autres échéances figurent dans le calendrier.

Je transporte mes propres marchandises : suis-je concerné par le remboursement ?

Cela s’examine sur pièces, véhicule par véhicule. Les conditions de la fiche F31222 portent sur l’entreprise (assujettie à la TVA, utilisatrice du véhicule) et sur le véhicule (catégorie N2 ou N3, 7,5 tonnes ou plus, équipement, usage professionnel sur route) ; la fiche ne distingue pas le transport pour compte propre du transport pour le compte d’autrui. Nous ne concluons pas à l’éligibilité sans cet examen.

La taxe à l’essieu existe-t-elle encore ?

Elle a été recodifiée à droit constant et renommée taxe annuelle sur les véhicules lourds de transport de marchandises (TA-VLTM) au 1er janvier 2022, selon la foire aux questions de la DGFiP ; la fiche F31220 parle d’« ex-taxe à l’essieu ». La taxe concerne les camions et ensembles de 12 tonnes ou plus et les remorques de 16 tonnes ou plus affectés à une activité économique, et se déclare une fois par an. Le détail figure dans la partie qui la paie et quand.

La TVA sur le gazole et sur les péages est-elle déductible ?

Cela dépend du véhicule pour le gazole et de l’identification de l’usager pour les péages. Pour le gazole, la page impots.gouv.fr Comment déduire la TVA sur mes achats ? (modifiée le 14/10/2026) donne 100 % pour un véhicule utilitaire et 80 % pour un véhicule de tourisme ; elle ne cite pas les poids lourds, d’où la qualification de chaque véhicule sur son certificat d’immatriculation et la confirmation de la règle applicable à un camion avant la première déclaration. Pour les péages, le reçu de barrière vaut facture, mais la déduction exige l’identification complète de l’usager (BOFiP BOI-TVA-DECLA-30-20-20-20, n° 90 et 100). Le détail est dans la partie TVA du transport.

Comment la TVA s’applique-t-elle à un transport international de marchandises ?

Elle dépend d’abord de la qualité du client. Pour un client assujetti, la règle est celle du 1° de l’article 259 du CGI ; pour un client non assujetti, un transport autre qu’intracommunautaire relève du 4° de l’article 259 A du CGI et se situe en France en fonction des distances parcourues en France. Les transports directement liés à une exportation sont exonérés, preuve à l’appui (exemplaire n° 3 de la déclaration d’exportation visé par le bureau de douane de sortie de l’UE, compte rendu de voyages pour le transport routier). Le lieu d’un transport intracommunautaire pour un client non assujetti n’est pas traité par ce document et s’examine à part. Source : BOFiP BOI-TVA-CHAMP-20-60-20, version en vigueur depuis le 24/07/2024, n° 1, 40, 50 et 140. Ce traitement vaut pour le transport de marchandises, pas pour les autres services.

Que faut-il pour créer une entreprise de transport routier de marchandises ?

Pour transporter des marchandises pour le compte d’autrui, en véhicules lourds comme en véhicules légers, il faut obtenir l’inscription au registre des transporteurs. La fiche Créer une entreprise de transporteur routier de marchandises (F31849) de Service Public Entreprendre, vérifiée le 18/07/2025, énumère quatre conditions : capacité professionnelle, capacité financière, honorabilité et domiciliation (un établissement situé en France). La Dreal envoie ensuite la licence de transport et l’attestation d’inscription au registre ; le transport de vos propres marchandises est exclu de cette activité. En Île-de-France, la fiche renvoie au site de la DRIEA pour se renseigner. DCM EXPERTISE intervient sur la comptabilité du premier exercice et l’examen du régime de TVA ; l’inscription au registre se demande à part.

Puis-je changer d’expert-comptable et que faut-il prévoir ?

Oui. La FAQ de l’Ordre des experts-comptables répond « Oui, bien évidemment » à la question « Puis-je changer d’expert-comptable ? » et précise qu’il faut prévenir l’expert-comptable actuel afin que les dossiers soient transférés. Relisez les conditions de fin de votre lettre de mission, puis calez le changement sur votre prochaine déclaration de TVA. Le calendrier de reprise figure dans la partie changer de cabinet, et la liste des pièces dans les pièces à réunir.

Le cabinet DCM EXPERTISE et ses registres publics

DCM EXPERTISE est un cabinet d’expertise comptable généraliste installé au 87 bis avenue de Wagram, à Paris 17, au service des entreprises de Paris 17e et de Paris ; David Mettoudi, expert-comptable, le préside, et le cabinet comme lui figurent dans l’annuaire officiel de l’Ordre des experts-comptables (fiche consultée le 27/10/2026), parmi les registres ci-dessous. Le transport de marchandises est l’une des expertises du cabinet, avec celles des professionnels de l’automobile et des ESN, éditeurs de logiciels et agences web ; retrouvez l’ensemble des secteurs présentés par le cabinet et les guides comptables et fiscaux du cabinet.

Présentez votre activité de transport

Décrivez votre activité, votre besoin et votre prochaine échéance.

Les champs marqués d’un astérisque () sont obligatoires.

Indiquez votre activité, la mission à confier et, s’il y en a une, votre échéance.

Préciser votre demande (facultatif)

Votre demande est lue par David Mettoudi, expert-comptable et commissaire aux comptes, qui vous recontacte pour en parler.

Ne joignez ni document confidentiel ni donnée bancaire.

Sources

Voir les 9 sources officielles citées sur cette page
  • Service Public Entreprendre, Remboursement partiel de l’accise sur les énergies (gazole) pour transporteurs routiers de marchandises et de personnes (ex-TICPE) (F31222), vérifiée le 11/03/2026, consultée le 27/10/2026
  • Service Public Entreprendre, Taxe sur l’affectation des véhicules lourds de transport de marchandises (ex-taxe à l’essieu) (F31220), vérifiée le 21/03/2025, consultée le 27/10/2026
  • Ordre des experts-comptables, FAQ du site officiel de l’Ordre des experts-comptables, page non datée, consultée le 27/10/2026
  • impots.gouv.fr, Accise sur les produits pétroliers (ex-TICPE) : remboursements des taxis et transporteurs, publiée le 06/01/2025, modifiée le 11/02/2026, consultée le 27/10/2026
  • impots.gouv.fr, Taxe annuelle sur les véhicules lourds de transport de marchandises : foire aux questions, publiée le 12/01/2022, modifiée le 06/12/2023, consultée le 27/10/2026
  • impots.gouv.fr, Comment déduire la TVA sur mes achats ?, publiée le 31/03/2016, modifiée le 14/10/2026, consultée le 27/10/2026
  • BOFiP, Obligations de facturation : mentions à porter sur les factures et mesures de simplification (BOI-TVA-DECLA-30-20-20-20), version en vigueur depuis le 19/01/2022, consultée le 27/10/2026
  • BOFiP, Territorialité de la TVA : transports internationaux de marchandises (BOI-TVA-CHAMP-20-60-20), version en vigueur depuis le 24/07/2024, consultée le 27/10/2026
  • Service Public Entreprendre, Créer une entreprise de transporteur routier de marchandises (F31849), vérifiée le 18/07/2025, consultée le 27/10/2026
Appeler le 06 34 66 19 62Écrire sur WhatsApp (nouvel onglet)Demander un devis

Les champs marqués d’un astérisque () sont obligatoires.

Ne joignez ni document confidentiel ni donnée bancaire.